Les grottes préhistoriques de l'Ariège

Les grottes préhistoriques de l'Ariège

Si le sud de la France recèle des sites préhistoriques parmi les plus riches connus à ce jour, ceux de l’Ariège donnent un aperçu de la vie de nos ancêtres nomades.

Chasseurs et cueilleurs, ils apparaissent comme des artistes de talent, aussi bien à travers leurs dessins, leurs peintures, leurs gravures ou leurs sculptures.

A la rencontre des « nomades chasseurs cueilleurs »

Aux temps lointains de la préhistoire, les grottes qui émaillent les paysages de cette superbe région servaient d’abri aux premiers habitants de l’Ariège et parfois de lieux privilégiés pour leurs pratiques magico-religieuses. Avant de partir les découvrir, une visite du parc de la préhistoire de Tarascon-sur-Ariège est indispensable. Elle permet de découvrir et de comprendre la vie quotidienne de ces ancêtres lointains.

Sur 13 hectares dans un cirque de montagnes dominé par le pic des Trois-Seigneurs et le massif du Sédour, ce parc pédagogique propose de découvrir le mode de vie des premiers hommes et de s’initier aux origines de l’art pariétal.

Une lampe pour deux, et le noir autour

Forts de ces savoirs tout frais, il est temps de se présenter à la grotte de Niaux qui fait partie des grottes ariégeoises partiellement ouvertes au public. La visite délaisse le secteur profond pour faire découvrir au-delà de la longue galerie d’entrée, après avoir parcouru 800 m sous la montagne, le magnifique salon Noir qui recèle de nombreuses figures d’animaux. 

Les artistes magdaléniens ne se sont pas contentés de figurer les animaux, ils les ont dotés d’expressions et de perspectives qui les inscrivent dans leur environnement. Ils se sont souvent appuyés sur les particularités de la roche, la ligne du dos épousant une faille naturelle, une excroissance donnant un relief particulier à la tête ou à une bosse.

Des artistes à la capacité d’abstraction

Les emplacements eux-mêmes semblent avoir été choisis avec soin et les artistes ont souvent effectué une esquisse au charbon de bois avant de tracer les traits définitifs à la peinture. La capacité d’abstraction dont ils ont fait preuve, alors qu’ils opéraient de mémoire loin de leurs modèles (à la lueur d’une lampe à graisse), laisse songeur. Des chercheurs ont émis l’hypothèse que ces dessins seraient des rites liés à la chasse ou à une forme de religion. Mais le mystère reste entier...

Renseignements : Comité départemental du Tourisme d’Ariège Pyrénées au 05 61 02 30 70

 

Auteur : Joël Chaboureau

© Agence de Développement Touristique d'Ariège Pyrénées