Lisbonne sur les traces des navigateurs portugais

Lisbonne sur les traces des navigateurs portugais

La Lisbonne d'aujourd'hui n'a pas tourné le dos à son prestigieux passé. Les constructions nouvelles ont épargné les vieux quartiers et le Tage en aval de la ville. Une visite riche et festive !

Curieux mélange que cette capitale du Portugal. Ville composite, elle compte « intra muros » moins de 600 000 habitants alors que son agglomération concentre 20 % des Portugais…, elle propose aux visiteurs ses quartiers très différents.

Entre la Lisbonne moderne qui s’étend sur la rive droite du Tage, les quartiers qui montent à l’assaut de ses sept collines, le centre-ville reconstruit après le séisme de 1755 et le raz-de- marée qui l’a suivi, et le quartier de Belém, sa fameuse tour et le monastère des Hiéronymites au style manuélin, difficile de ne pas lui consacrer plusieurs jours.

Découvreurs du monde

Dans le premier tiers du XVe siècle, les Portugais se sont lancés, sous l’impulsion d’Henri le Navigateur, dans des expéditions qui ont repoussé les limites du monde connu. En moins d’un siècle, les Portugais, embarqués sur des Caravelles, navires de 20 m de long équipés de trois mats et de voiles carrées, possédant une avance technologique extraordinaire, vont d’abord faire le tour du continent africain, puis découvrir la route des Indes.

Ce sera ensuite un navigateur portugais, Magellan, qui le premier fera le tour du monde, démontrant ainsi que la Terre était ronde…

Au bord du Tage

Le quartier de Belém, au bord du Tage, respire encore cette fabuleuse épopée, impulsée par un prince – Henri dit le Navigateur - qui, et c’est un paradoxe, n’a presque jamais mis les pieds sur un bateau sauf pour traverser le détroit de Gibraltar…

On peut y voir la Tour de Belém et, à proximité, le monument élevé en mémoire de ce peuple aventureux. Dans le même quartier, le monastère des Hiéronymites (Mosteiro dos Jeronimos en portugais) est une étape incontournable. Edifié en 1502 sur l'emplacement d'un ermitage par le roi Manuel Ier, ce magnifique monastère destiné aux religieux de l'ordre des Hiéronymites a été en grande partie financé grâce aux profits dégagés du commerce d'épices et grâce aux richesses rapportées des grands voyages de découverte portugais.

Incontournable : le Musée de la marine

Difficile de citer toutes ses richesses. Le cloître, en particulier, bénéficie d’une profusion de sculptures impressionnante. L’église de Santa Maria surprend par le raffinement et la virtuosité de son architecture. La nécropole royale contient les tombeaux de quatre rois. Un musée archéologique est abrité dans l’aile construite au XIXe siècle.

Quant au musée de la marine, installé à l’ouest du monastère, il ouvre sur une immense carte du monde où figurent les principales routes ouvertes par ces navigateurs intrépides qui ont pour la plupart payé de leur vie leur audace et leur témérité.

Les meilleures pasteis de Nata

Il ne faudrait pas quitter ce quartier sans aller déguster, dans une pâtisserie proche du monastère, ce qui reste parmi les meilleures pasteis de Nata de tout le Portugal. Il s'agit d'une sorte de petit flan pâtissier, dégusté tiède et servi avec de la cannelle et du sucre glace. Il faut souvent faire la queue pour être servi. Un moment de convivialité durant lequel on ne perd pas son temps car on peut admirer le travail des maîtres pâtissiers qui réalisent derrière une vitre ces douceurs à la recette jalousement gardée. 

Auteur : Joël Chaboureau

© Igor Marais

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