Bréhat, l’île verte et rose

Bréhat, l’île verte et rose

Entre blocs de granit rose, flore méditerranéenne, côtes découpées et sentiers encaissés, l’île de Bréhat prend des allures de petit éden au large des Côtes d’Armor, non loin de Paimpol.

Morceau de Bretagne aux contours sculptés par la mer, ce petit bout de paradis détaché de la Côte d’Armor accueille les touristes avec une désinvolture qui fait sa grâce. Ses habitants savent que l’enchantement fonctionnera à plein dès le premier pied posé sur les quais de Port Clos.

Un éparpillement d'îlots

Bréhat est pourtant bien minuscule. Au cœur d’un éparpillement d’îlots et de récifs (les géographes en ont dénombré 86), le lieu est formé de deux îles au touche-à touche, reliées par une chaussée édifiée par Vauban, l’ensemble mesurant à peine 3,5 kilomètres de long sur 1,5 de large.

Toutes deux sont parcourues d’un entrelacs de chemins et sentiers bordés de murets de pierres. Ils se faufilent de prairies en jardins, de collines en bord de mer, ne traversant qu’un petit village, Le Bourg. Pas d’immeuble en hauteur d’aucune sorte, mais des maisons basses au toit d’ardoises ou de chaume, d’anciennes fermes restaurées, de petits châteaux. Pas de voitures non plus, on n’entend que le vent et on se balade uniquement à pied ou à vélo.

Une exubérance exotique

Voici Bréhat, « une île pauvre peuplée de gens heureux » comme dit joliment un habitant. Sur l’île la plus au sud – que les Bréhatins, épris de simplicité, nomment tout bonnement l’Ile Sud - croît une végétation surprenante, à l’exubérance exotique. Favorisée par la douceur du climat et l’absence de gel, la végétation exulte : entre les rochers de granit rose, le mimosa d’Australie côtoie de gigantesques Echium originaires des Canaries, de mauves agapanthes, des Aloès d’Afrique du sud, des œillets d’Asie, des géraniums de Madère...

Une symphonie de couleurs

Cette symphonie de couleurs et d’odeurs contraste avec l’allure plus rude de l’Ile Nord. Venteuse, hérissée de pointes et creusée de criques, semée de vastes landes d’ajoncs et de bruyère, elle aboutit au coquet phare de la pointe du Paon, point d’exclamation rouge et blanc d’un ensemble de blocs de rochers à la sauvagerie impressionnante.

Un passé tumultueux

Est-ce pour oublier son passé tumultueux que Bréhat respire à ce point cette beauté lumineuse qui a séduit écrivains et peintres, de Pierre Loti à Paul Gauguin ou Henri Matisse? « Découverte » par le moine Budoc qui a fait construire un monastère sur l’îlot proche de Lavrec vers 470, elle a longtemps résonné des furieuses batailles que se sont livrées la France et l’Angleterre au fil des siècles, et servi de repaire aux corsaires et flibustiers. Ancienne patrie de pêcheurs de haute mer s’aventurant jusqu’aux confins de Terre Neuve et d’Australie, elle se délecte désormais de quiétude marine et rustique. Et tient à préserver son art de vivre.

Renseignements auprès du syndicat d’initiative au 02 96 20 04 15

Auteur : Béatrice d’Erceville

© Igor Marais

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