Chaudière : choisir le bon contrat d’entretien

 Bien choisir le contrat d’entretien de sa chaudière

Un entretien périodique, c’est l’assurance d’un bon fonctionnement, d’une sécurité préservée et d’économie d’énergie. Souscrire un contrat d’entretien, c’est la garantie d’un hiver au chaud.

Qu’une chaudière lâche en plein mois de décembre et c’est toute la maisonnée qui frissonne ! Programmées dans votre contrat d’entretien, les visites régulières d’un spécialiste sont autant de mesures préventives. C’est à lui que revient le nettoyage poussé, les réglages, le remplacement des pièces ou le ramonage.

Un contrôle annuel obligatoire

Faire contrôler sa chaudière une fois par an est une obligation légale depuis 2009 pour les chaudières de 4 à 400 kW alimentées par des combustibles gazeux, liquides ou solides (décret n°009-649 du 9 juin 2009). L’entretien d’un appareil individuel doit être effectué par le propriétaire ou le locataire (sauf mentions contraires stipulées dans le bail).

On ne s’improvise pas chauffagiste

La première révision doit être réalisée au plus tard au cours de l’année civile suivant l’installation ou le remplacement de l’appareil, par un professionnel qualifié. La liste exhaustive des points de contrôle est détaillée dans un arrêté du 15 septembre 2009. Lors de la visite annuelle, brûleur, corps de chauffe, dispositifs de sécurité sont vérifiés... Le chauffagiste procède au nettoyage et aux réglages, contrôle le raccordement et l’étanchéité du conduit d’évacuation des produits de combustion et évalue le rendement (puissance) de la chaudière. Il mesure aussi les émissions de polluants, notamment la teneur en monoxyde de carbone. Une fois la révision effectuée, le client reçoit du professionnel une attestation d’entretien, accompagnée d’une notification précisant les éventuelles modifications à apporter à l’installation pour assurer son bon fonctionnement.
Ce document, remis dans un délai de quinze jours après la visite, doit être conservé au moins deux ans. Celui-ci, en effet, peut être exigé par votre assurance en cas de sinistre.

Garantir un suivi régulier

En signant un contrat d’entretien, le particulier n’a pas à se soucier de l’organisation de la visite, qui sera programmée automatiquement par le professionnel. Le contrat est renouvelé tous les ans par tacite reconduction, sauf à le dénoncer par lettre recommandée. Souvent, il inclut en plus des interventions de dépannage dans un délai convenu et des conditions bien définies (coût horaire, déplacement…). De plus, un appareil bien entretenu permet d’éviter la production de monoxyde de carbone, l’une des principales causes d’accidents domestiques.

Combien ça coûte ?

Les professionnels sont libres de fixer leurs prix, qui varient en fonction de plusieurs critères : type de chaudière, ancienneté, lieu d’habitation, etc. Une simple révision, main-d’œuvre et déplacement compris, est facturée entre 100 et 160 €. Ces tarifs sont exprimés hors taxes. Le taux de TVA applicable est de 5,5 % pour les logements à usage d’habitation achevés depuis plus de deux ans, sinon de 19,6 %.

Cependant, la plupart des prestataires proposent des contrats d’entretien qui comprennent à la fois la visite annuelle d’entretien et un ou plusieurs dépannages, pour un surcoût de 20 à 70 €. Ce type de contrat peut se révéler avantageux, dans la mesure où il inclut le déplacement, facturé de 30 à 50 €, ainsi que la main-d’œuvre, dont le coût horaire varie de 30 à 65 € lors des opérations de dépannage.

Neuf points à vérifier dans un contrat d’entretien

Des normes Afnor s’appliquent aux contrats d’entretien des chaudières utilisant des combustibles gazeux (NF X50-010) ou du fioul (NF X50-010)) qui doivent préciser :

  1. Durée et conditions de dénonciation du contrat
  2. Prix, révision et conditions de paiement
  3. Prestations comprises et non comprises
  4. Opérations de révision de l’appareil
  5. Obligations du souscripteur et du prestataire
  6. Organisation des visites
  7. Limites de responsabilité du prestataire
  8. Dépannage
  9. Prestations complémentaires.
La purge, le petit geste à faire soi-même
Lorsque les radiateurs « glougloutent » et qu’ils fonctionnent mal, c’est qu’ils contiennent de l’air. Les purger est le seul remède. Ouvrez les molettes des purgeurs de chaque appareil, jusqu’à ce que l’eau sorte à jet continu, sans bulle d’air. Complétez ensuite le niveau du circuit.
 

Auteur : Laurence Katona

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