Le PEL, le petit compte qui monte

Le PEL, le petit compte qui monte

Face à la baisse du taux du livret A, le plan d’épargne logement, lui, propose une rémunération nette de 2,11 %. Il constitue une bonne alternative pour placer ses liquidités à moyen terme.

Créé en 1969, le Plan d’épargne logement (PEL) reste l’un des placements préférés des Français. Il est accessible à tous, même aux mineurs, dans la limite d’un seul plan par personne.

On peut ouvrir un PEL avec un dépôt minimal de 225 euros. Il faut ensuite verser au moins 540 euros par an, en une ou plusieurs fois (versements périodiques). Rien ne vous empêche de l’alimenter davantage, via des versements exceptionnels, puisque le montant est plafonné à 61 200 euros.

Une durée minimale

Attention : pour que votre épargne soit rémunérée au taux affiché, il est indispensable de conserver son PEL ouvert pendant au moins deux ans. Ceux qui le clôturent avant cette période verront leur la rémunération recalculée au taux du Compte Epargne Logement (CEL) en vigueur, soit 0,75% actuellement.

Ceux qui ferment leur plan entre son deuxième et son troisième anniversaire, auront une rémunération de 2,50% par an car elle leur est définitivement acquise, mais ils perdent la prime d’Etat et les droits à prêt. Enfin, ceux qui clôturent leur PEL entre son troisième et son quatrième anniversaire ne toucheront que la moitié de la prime d’Etat et verront les droits à prêt minorés. Au-delà de son quatrième anniversaire, tous les avantages du PEL sont acquis : rémunération à 2,50% par an, droits à prêt et prime d’Etat.

Premier atout : la rémunération

La rémunération du PEL est le premier de ses atouts. A 2,50 % brut, soit 2,11 % net de prélèvements sociaux, il est aujourd’hui le placement réglementé le mieux rémunéré du marché, loin devant les 1 % du livret A.

Les pouvoirs publics établissent chaque fin d’année le taux des PEL qui seront ouverts l’année suivante. Mais la formule est assortie d’un plancher, à 2,50 %, en-dessous duquel le taux ne peut descendre en dépit du faible niveau des taux d’intérêt sur les marchés financiers. C’est ce qui explique l’écart de rendement actuel entre le PEL et le livret A.

Un taux garanti

En outre, ce taux est fixé une fois pour toutes lors de l’ouverture du support. Contrairement aux autres livrets d’épargne réglementés dont le taux est susceptible d’être modifié deux fois par an, la rémunération d’un PEL est garantie de son ouverture jusqu’à son terme, fixé à quinze ans pour la génération actuelle.

Pas d’impôt sur le revenu

Cette rémunération n’est pas soumise à l’impôt sur le revenu, mais chaque année, les prélèvements sociaux de 15,5% seront ponctionnés. Les intérêts versés correspondent donc à un taux de 2,11% net.

Une prime accordée par l’Etat dans certains cas

Le taux du prêt dépend exclusivement de la date d’ouverture du PEL. Ainsi, pour les plans ouverts depuis le 1er août 2003, il s’établit à 4,20 %. Un niveau aujourd’hui peu attractif : le taux moyen d’un crédit sur 15 ans est largement inférieur à 3 %. Pour autant, il ne faut pas négliger les avantages du PEL : le taux de 4,20 % sera peut-être compétitif dans quelques années, car il est connu dès la souscription et garanti pendant toute la durée du contrat.

D’autant que la demande d’un prêt épargne logement a des conséquences sur sa rémunération. Celle-ci s’établit à 2/5 des intérêts acquis, portant la rémunération du PEL à 3,50 %, et est plafonnée à 1 525 euros si le prêt a vocation à financer un logement vert respectant les normes BBC, et à 1 000 euros si ce n’est pas le cas. Attention, elle est, elle aussi, soumise aux prélèvements sociaux. 

 

Le Chiffre   
                     
3

C’est la position de l’épargne logement parmi les meilleurs produits d’épargne cités par les Français, après l’assurance vie et le livret A.
Source : sondage CSA, « Les Français, l’épargne et la retraite », janvier 2014, Le Cercle des épargnants.

Auteur : Joël Chaboureau

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