Formation et répit pour les aidants familiaux

Formation et répit pour les aidants familiaux

Les proches se retrouvent souvent aidants familiaux sous la pression des circonstances. Une information, une formation et des plages de répit adaptées doivent leur permettre d’effectuer leur mission avec plus de sérénité.

Trop peu d’aidants familiaux disposent d’informations précises sur les différents stades de la maladie dont souffre leur proche. Même si cela fait très mal, l’aidant familial a tout intérêt à s’informer, aussi complètement que possible, de ce qui va se passer dans les mois et les années à venir. Cela lui permettra de mieux se préparer aux épreuves que le malade et lui vont devoir affronter.

Cinq modules de formation

Depuis 2009, l’association France Alzheimer propose aux aidants une formation totalement gratuite d’une durée de quatorze heures répartie en cinq modules. Elle est animée par un binôme formateur-psychologue et c’est le module « Connaissance de la maladie » qui est le plus apprécié.

Il permet de ne pas être dans une lecture interprétative de la situation du malade. L’objectif est de permettre aux aidants de changer de comportement, d’accepter que le malade ne puisse pas faire autrement, d’être plus rassurant et, donc, de créer une meilleure relation.

Des dispositifs privés ou associatifs

Pour que la personne dont on s’occupe bénéficie des meilleures conditions de vie il faut souvent mettre en place des aides. De nombreux dispositifs privés ou associatifs existent, mais il n’est pas si simple d’obtenir la présence d’une aide-ménagère, le passage d’une infirmière, le portage des repas… surtout dans certaines portions de notre territoire. Quand le personnel est présent ce sont les financements qui font défaut.

Pour constituer les dossiers Il faut se rendre dans des lieux d’information, comme les centres locaux d’information et de coordination (CLIC), les points Info Familles ou au Centre communale d’action social ou au centre intercommunal en fonction de ce qui existe.

Bénéficier d’une assistance matérielle

Si la situation de dépendance est reconnue, la personne âgée peut percevoir, à partir de 60 ans, l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), qui permet de financer les services d’aide à la personne (toilette, déplacement, portage de repas, courses, ménage…).

Le dossier d’APA doit être retiré auprès du conseil général ou du centre communal (ou intercommunal) d’action sociale de sa commune.

Les aidants doivent pouvoir faire appel aux différents services d’aides à domicile. Pour alléger les charges financières, la possibilité existe de les régler avec le chèque emploi service universel qui ouvre droit à des avantages fiscaux (réduction ou crédit d’impôt) et sociaux (exonération de cotisations patronales pour les personnes âgées de 70 ans et plus).

Les  caisses de retraite du régime dont dépend la personne aidée et, éventuellement, les complémentaires retraite peuvent également ouvrir droit à des aides. Sous forme de financement de services, mais également pour l’aménagement du logement ou l’installation d’un service de téléassistance.

Le « permis de souffler » pour les aidants familiaux

Les aidants familiaux doivent pouvoir prendre des vacances et souffler un peu. Bien que méconnus (80 % des aidants ignorent leur existence), trois sortes de congés familiaux sont proposées : congé de solidarité familiale, congé de soutien familial, congé de présence parentale. Cependant, ils demeurent difficiles à mettre en œuvre  ou sont non rémunérés. Dans la pratique, les aidants qui travaillent ont plus facilement recours aux arrêts maladie.

Trouver une place en centre d’accueil temporaire

Même lorsqu’ils souhaitent s’accorder du répit, les aidants ne trouvent pas facilement de solutions, car les places en accueil temporaire sont trop rares. De plus, il n’existe pas de système qui permette de visualiser en temps réel les places disponibles. Enfin, certains malades refusent d’être placés quelques jours à hôpital, en foyer médicalisé ou en maison de retraite (EHPA ou EHPAD).

Parfois, ce sont les aidants eux-mêmes qui culpabilisent à l’idée de mettre leur proche dans une structure d’accueil. Il existe des solutions alternatives, comme les maisons d’accueil rural pour les personnes âgées, les familles d’accueil temporaire ou les villages de vacances qui ouvrent en hiver.

L’aidant peut aussi solliciter une place en accueil de jour, mettre son proche une fois par semaine en foyer-restaurant (personne mobile, sous condition de ressources) ou chercher une garde itinérante de nuit.

Enfin, plusieurs associations dont France Alzheimer ont créé des formules qui permettent à l’aidant de ne pas se séparer de la personne aidée. La journée, des activités sont proposées et la nuit, la personne aidée est surveillée, ce qui permet à l’aidant de dormir. Un répit précieux pour éviter l’épuisement. Cette formule rencontre un vif succès, mais l’offre est encore trop peu importante pour satisfaire la demande. 

Auteur : Igor Marais

© Thinkstock

Vos commentaires (3)

zBiIcG yfivlhylnshm, [url=http://sgzzisnvcihs.com/]sgzzisnvcihs[/url], [link=http://jcrixqchbdfk.com/]jcrixqchbdfk[/link], http://vbpoprgupzxx.com/
r1xaRu iibyyeoemzqq, [url=http://lzlfrqekiyid.com/]lzlfrqekiyid[/url], [link=http://xmtsmhdqiypx.com/]xmtsmhdqiypx[/link], http://tjfztyhtqxwc.com/
aiYAuN kmmyifkswoaz, [url=http://nsorgczezfzz.com/]nsorgczezfzz[/url], [link=http://gxmjiqtrspgv.com/]gxmjiqtrspgv[/link], http://vzuqhkvcnhsz.com/